Les vallées du Yunnan

Le Yunnan : un miracle géographique

C’est au cœur des anciennes missions du Tibet du versant chinois, au coin Nord-Ouest du Yunnan à la géographie humaine et physique complexe que Les Sentiers du Ciel agissent aujourd’hui. Cette région, bordée par le Laos et le Vietnam au sud, la Birmanie à l’ouest, et le Tibet au nord, passe ainsi progressivement des jungles et de la moiteur du sud-est asiatique au climat rugueux et sec des montagnes et hauts-plateaux tibétains.

A l’ombre des géants de la chaîne himalayenne, encore plus âpre et chaotique, ce territoire sauvage n’a cessé, au long des siècles, de fasciner voyageurs et explorateurs. Parmi les Français qui ont exploré le Yunnan, on trouve Francis Garnier qui explora les sources du Mékong et perdit son compagnon Doudart de Lagrée (mort de maladie en 1868), le prince Henri d’Orléans – partant du Tonkin – alla jusqu’aux Indes par le Tibet (1892), le commandant d’Ollone (1905), Jacques Bacot, fondateur de la tibétologie en France (1911), et Guibaut et Liotard qui passèrent l’hiver 1936-37 avec les missionnaires de la vallée de Dimaluo.

Les géographes parlent pour le Yunnan de « miracle géographique » : dans des vallées très encaissées et parallèles séparées par des cols souvent supérieurs à 4000m, coulent trois des plus grands fleuves d’Asie. Ceux-ci prennent leur source sur le haut-plateau tibétain et ne se rencontrent jamais : le Yangzi, le Mékong et la Saluen.

Entre les fleuves, une série de cols, échelonnés de 3700m à 4800m d’altitude, ouvrent ou ferment selon la saison l’accès aux vallées et la communication entre les villages. Ils ont pour nom Latsa, où subsiste une partie de l’hospice que les chanoines du Grand Saint-Bernard avaient commencé d’ériger, Genola, Sila, Duokela, Shola.

Dimaluo, Bahang, Alulaka dans la vallée de la Salouen ou encore Cizhong, Tsekou dans le Mékong sont tant de villages qui, dans leur simplicité et leur précarité, sont chargés d’un trésor historique extraordinaire.
 

Les défis du Yunnan

Constat : Les vallées de la Salouen et du Mékong furent totalement isolées du reste de la Chine de 1952 à 1990 résultant aujourd’hui d’un net retard face au développement rapide du pays (revenu moyen par famille dans la région est d’environ 520€/an) tandis qu’elles conservent un patrimoine agricole et spirituel riche et unique.

Au cœur de cette géographie magnifique et sauvage, les villages catholiques du Mékong et de la Salouen ont tout particulièrement besoin de notre soutien pour être capables de suivre la folle course au développement tout en conservant le fertile et riche héritage spirituel et agricole transmis. Il est donc important de revaloriser ce patrimoine par le biais d’une ouverture commerciale des produits locaux, naturels et sains en étroite collaboration avec les populations locales.

Les défis qui agitent l’avenir de ces villages s’inscrivent donc dans une problématique de développement sain et durable, soit à travers une agriculture variée capable d’être représentée et vendue sur les marchés local et régional, voire national, afin d’apporter des revenus plus dignes à cette région encore pauvre et de faire connaitre ses richesses humaines, culturelles et agricoles.

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